Marion Darras

25/07/2022

Pourquoi j’ai arrêté de publier sur Instagram ?

Pourquoi j’ai arrêté de publier sur Instagram ?

En mars 2021, après 1 an d’utilisation, j’ai décidé d’arrêter de publier des posts sur Instagram. Entre rédaction frénétique de contenus et sentiment de subir ma communication, je t’explique dans cet article pourquoi j’ai pris cette décision et comment j’utilise les réseaux sociaux aujourd’hui.

Disclaimer : cet article n’a pas été écrit pour t’inciter à fermer ton compte Instagram. Ici, je partage avec toi mon expérience et ce qui m’a amenée à faire ce choix pour mon entreprise.
Je te livre mes réflexions sur la place qu’occupent les réseaux sociaux dans nos stratégies d’acquisition.

 

SOMMAIRE

1/ Entre quête de visibilité et surcharge de contenus

2/ Continuer à tout prix

3/ Faire les choses à ma façon et me concentrer sur les résultats tangibles

1. Entre quête de visibilité et surcharge de contenus

Ça a commencé au printemps 2020, pendant le premier confinement, par un challenge informel d’entrée en story. À chaque début de story, on essayait de trouver la façon la plus improbable d’apparaître devant la caméra. La boîte aux lettres, une malle de rangement, etc.

J’en garde un bon souvenir parce que j’ai bien ri en laissant aller mon imagination. Et ça rendait le fait de me montrer seule en face cam plus léger.

Lors de cette période inédite de bouleversements, d’incertitudes, de peurs, de solitude aussi face à tout ça, je sentais que je faisais partie d’un groupe.
Ce sentiment d’appartenance dont j’ai besoin pour me sentir en sécurité.

Mais c’est aussi à partir de cette période que j’ai commencé à me sentir dispersée, moins concentrée.

J’étais beaucoup plus souvent sur mon téléphone, d’abord pour me rassurer sur le fait que je n’étais pas ridicule puisque des gens avaient liké.
Je guettais les réactions. Les commentaires. Les DM.
Je participais à des conversations sur d’autres comptes.
Pour me rendre visible.

J’étais très réactive aux sollicitations sur Instagram, parce que je savais que plus le délai de réponse était court, plus ça marchait.

Mais c’était quoi « ça » ?
Avoir plus de visibilité, OK. Mais dans quel but ?
Qu’est-ce que je mets derrière ce mot fourre-tout de « visibilité » ?

J’avais identifié qu’une partie de mon audience était active sur Insta. Alors je n’ai pas écouté le mal-être naissant (bah non attends, c’était pour mon entreprise alors ce que je ressentais, on s’en foutait), j’ai voulu aller plus loin en postant plus régulièrement. D’abord 2 fois par semaine + 1 story chaque jour.

Sans lâcher LinkedIn qui fonctionnait pour moi.
Ça, c’était vérifié.

J’en étais donc à devoir écrire 3 à 4 posts par semaine, 1 newsletter hebdomadaire, 1 article de blog mensuel.
Et publier 1 story par jour.

Et tout ça en continuant à travailler pour mes clients bien sûr, et en continuant à structurer mon entreprise, qui n’avait pas encore 2 ans.

2. Continuer à tout prix

 

J’ai commencé à avoir des coups de moins bien de plus en plus rapprochés.
Je me sentais oppressée, stressée.
Toujours le téléphone à portée de main pour vérifier que mes publications suscitaient des réactions, et répondre aux messages.

Je commençais à perdre le sens de ce que je faisais. Toujours plus connectée, plus disponible pour les autres, j’avais de moins en moins de temps de grande concentration.

Or, j’ai besoin de phases de concentration intense pour me sentir bien. Pour avoir la satisfaction d’être au bon endroit, au bon moment.

Comme en ce moment avec l’écriture de cet article.
Si tu veux creuser ce sujet-là, je t’invite à lire Deep Work de Cal Newport

Convaincue que le fait de générer de nouveaux leads dépendait de ma visibilité sur les réseaux sociaux, je refusais de lâcher.

Mais j’étais dépassée par la charge de travail que représentait la rédaction de tous ces contenus.

Alors, histoire de bien me la faire à l’envers, j’ai fait appel aux services d’une CM pour mon compte Instagram.
« Voilà, t’as un engagement formel maintenant. Quelqu’un attend tes posts, donc t’as plus le choix, tu continues. »

J’ai tenu 4 mois.

Je me revois en février 2021, lors d’une sortie VTT, demander à mon mari : « Attends tu peux me prendre en photo ici ? C’est pour mon compte Insta, ma CM a besoin de plus de photos de moi. »

Sortie VTT dont je n’ai absolument pas profité, puisque mon effet majeur était d’avoir un stock de photos à donner à ma CM dès le lundi suivant.

J’ai vu à quel point Instagram avait pris de la place dans mon quotidien.
Et ça ne me plaisait pas.

Surtout, puisque je conservais LinkedIn, ma newsletter et mon blog, qui avaient déjà fait leurs preuves, je n’investissais pas à fond Instagram, je ne l’utilisais pas à son plein potentiel. Et donc, je ne générais aucun lead.

Pourtant, malgré tous ces red flags, l’idée d’arrêter de publier sur Instagram me faisait peur.

J’avais le sentiment de me mettre en marge des pratiques entrepreneuriales de mon domaine d’activité.
De me couper des autres. De faire bande à part. D’être isolée.
De ne plus être… visible.
Tu te souviens, ce besoin d’appartenance ?

Seulement, mon entreprise ne fonctionne pas parce que je suis visible.
Elle fonctionne parce que j’ai des clients.
Et ces clients, je n’ai pas assez d’énergie pour les capter sur Insta.

3. Faire les choses à ma façon et me concentrer sur les résultats tangibles

J’ai donc décidé de me faire confiance et d’arrêter de publier sur Instagram.

Résultat : 3 mois plus tard, mon CA avait augmenté de 40 % par rapport au trimestre précédent.

Parce que j’avais posé un vrai choix, et que je l’assumais.

Je savais quels leviers fonctionnaient pour moi, et j’ai arrêté de me disperser.
J’ai aussi arrêté d’associer réseaux sociaux et génération de leads.

J’ai porté plus d’attention aux contacts qui étaient déjà là. J’ai apporté encore plus de soin aux abonnés de ma newsletter qui, à un moment, ont été suffisamment intéressés par ce que je proposais pour me confier leur adresse mail.

Je n’ai pas fermé mon compte Instagram pour autant. Certains de mes clients étant très actifs sur Insta, j’y vais de temps en temps pour suivre leurs actus. Mais je sais précisément quels comptes je veux regarder, et ce que je fais des infos vues.
J’y passe maintenant moins de 40 minutes par semaine.

Ça m’arrive encore de me perdre dans le feed, et je sens tout de suite ce sentiment d’oppression revenir.
Et c’est de nouveau la porte ouverte à toutes les comparaisons possibles.

Après cette expérience, je me suis beaucoup interrogée sur la place occupée par les réseaux sociaux dans nos entreprises.

On ne se pose même plus la question de savoir si on doit y être ou pas, mais plutôt : « À quelle fréquence je publie ici ? Et là ? Et tiens je vais publier sur ce réseau aussi pour gagner en visibilité ! »

 

Les réseaux sociaux ne sont qu’un levier d’acquisition parmi d’autres. Et surtout pas celui à choisir si ça te file de l’urticaire rien que d’y penser.
La méthode qui marche à tous les coups n’existe pas. Et elle ne donnera jamais les résultats que tu veux si elle n’est pas adaptée à tes préférences et ta situation.

 

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